La start-up valaisanne DePoly innove dans le recyclage du PET | Venture

La start-up valaisanne DePoly innove dans le recyclage du PET

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La jeune pousse a mis au point une méthode pour économiser près de 7000 litres de pétrole par tonne de PET produit et réduire de 66% l’énergie pour produire du plastique neuf.

Chaque année, 20 millions de tonnes de PET sont produites dans le monde, et seulement 9% sont recyclées. La majorité s’accumule donc dans les décharges et l’environnement. Bien qu’il existe actuellement des méthodes de recyclage de ce plastique, en pratique de nombreux contenants ne peuvent être recyclés, en raison de contaminants chimiques ou alimentaires, ou de différents additifs et colorants.

Revente des matières premières DePoly a mis au point une méthode de recyclage chimique du PET permettant de résoudre cette problématique, et ainsi revenir aux composants de base purifiés.

La start-up permet d’économiser près de 7000 litres de pétrole par tonne de PET produit, et réduit de 66% l’énergie requise pour produire du plastique neuf. Leur technologie permet recycler le plastique PET dans ses principaux
composants chimiques. Ces matières premières peuvent ensuite être revendues à l’industrie pour fabriquer de nouveaux récipients en plastique PET vierge à partir de nos déchets.

C’est grâce à cette technologie, issue de l’EPFL, que les jeunes entrepreneurs, basés sur le campus d’Energypolis à Sion, ont pu récolter le Grand Prix du concours Venture 2019. Le concours annuel offre aux entrepreneurs la possibilité de transformer leurs idées en entreprises prospères. L’équipe gagnante reçoit le grand prix de 150.000 francs incluant un ensemble de services de conseil en gestion de McKinsey & Company.

Planifier les prochaines étapes «Cela nous permet de nous lancer en Suisse et de planifier les prochaines étapes sans avoir à chercher de l’argent ailleurs», a expliqué Samantha Anderson, fondatrice de la start-up, lors de la cérémonie de remise des prix. «Pour nous, ces 150.000 francs nous aideront à constituer l’entreprise et à construire notre usine pilote à l’Usine de traitement des ordures (UTO) en Valais.

Au cours de la prochaine année, nous démarrerons notre affaire, puis nous nous développerons à partir de là.» Dans son pipeline, la jeune pousse prévoit de construire une usine plus grande en Suisse avant d’éventuellement
se développer à l’international.